Ces migrants qui sauvent les cuisines des hôtels lourdais
À Lourdes, chaque printemps, c'est le même compte à rebours : les pèlerins arrivent les hôtels ouvrent et les offres d'emploi restent sans réponse.
Femmes de chambre, serveurs, cuisiniers : les postes sont là, mais les candidats beaucoup moins.
Face à cette pénurie qui dure, une association tarbaise, ATRIUM, a développé un dispositif d'accompagnement vers l'emploi pour des personnes migrantes en cours d'intégration.
Nous sommes alors partis à la rencontre de celles et ceux qui ont créé ce dispositif et qui le pérennisent avec conviction et sincérité.
Corinne Arnaly, coordinatrice pédagogique à ATRIUM
Quel est le rôle de cette association tarbaise ? Comment ATRIUM en est venu à l'insertion des migrants dans les hôtels et restaurants de Lourdes ? Elle nous explique tout le dispositif, son évidence et ses contraintes.
Thibaut Charron, Directeur de l'agence France Travail de Lourdes
Derrière un parcours d'insertion, il y a une architecture financière et institutionnelle, ainsi que des choix publics. France Travail a mobilisé un dispositif appelé POEI, Préparation Opérationnelle à l'Emploi Individuelle, pour financer ces parcours de formation. Le directeur de l'agence de Lourdes nous explique comment et pourquoi.
Nicolas Miggazzi et Renaud Fabbri, formateurs à Atrium
Former quelqu'un à un métier c'est déjà un défi. Le faire en même temps qu'il apprend la langue, les codes professionnels et les habitudes d'un secteur qu'il ne connaît pas, c'est un autre niveau de complexité. Ils nous expliquent alors comment ça se passe vraiment, entre ce qu'on peut enseigner et ce qu'on ne peut pas (et petite conclusion par Corinne Arnaly).
Ihor Bobyr, migrant salarié à Lourdes
Nous donnons la parole à celui pour qui tout ce dispositif existe. Ce témoignage ne résume pas une situation, il en éclaire une facette. Derrière chaque personne qui a suivi ce parcours, il y a une histoire différente...
Gilles Fonts, hôtelier à Lourdes
La pénurie de main-d'œuvre dans l'hôtellerie lourdaise est un problème connu, qui revient chaque saison, mais qui a déjà généré des tentatives de réponses, dont un groupement d'employeurs pour mutualiser les postes entre établissements.
Représentant de la profession au sein du secteur CHR lourdais, Gilles Fonts a aussi fait le choix d'employer des personnes accompagnées par ATRIUM. On ose la question que tout le monde se pose : est-ce une vraie solution ou un aveu que la profession n'a pas réussi à rendre ses métiers attractifs ?