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Mieux comprendre le Patou pour des balades réussies cet été !

C'est l'été, les vacances, les randonnées… On profite du paysage, on guette les isards, on immortalise le cliché du troupeau qui paît tranquillement au loin. Et puis, soudain, un Patou nous fonce dessus, aboyant droit dans notre direction.

Calme-toi mon pépère, je ne t'ai rien fait, moi !

Sauf que lui, il ne le sait pas. Cela fait bientôt deux mois qu'il voit défiler randonneurs sur randonneurs, alors forcément, il est un peu sous pression. Et on le comprend. Reste à savoir pourquoi il aboie comme ça, et surtout, comment faire pour que tout le monde s'en sorte sans encombre.

Le chien de montagne des Pyrénées, le patou de son petit nom, est une des races de chiens de protection. C'est un chien élevé et éduqué dès son plus jeune âge au milieu d'un troupeau, pour vivre avec les brebis ou les chèvres et se considérer comme l'un des leurs. Contrairement à un chien de compagnie, il n'a pas été sélectionné pour interagir avec les humains, mais pour assurer la sécurité des troupeaux.

Sa mission est de dissuader et repousser les prédateurs. Le chien de protection agit d'abord de façon passive, par sa présence imposante et son aboiement, puis de façon active si cela ne suffit pas, en s'interposant, voire en intervenant physiquement. Ces chiens sont la première ligne de défense contre des prédateurs comme le loup ou l'ours, et permettent de limiter les pertes dans le troupeau.

Dans nos montagnes pyrénéennes, on peut également croiser un Berger d'Anatolie, un Mâtin espagnol ou un Berger des Abruzzes. Leur point commun : une stature très imposante et un fort instinct de protection envers leur troupeau.

Pour faire simple, quand nous croisons un chien de protection, lui, il fait simplement son travail. Sauf qu'en fin de saison, comme c'est le cas en ce moment, dans des conditions difficiles comme la chaleur, entre autres, il a parfois un peu de mal à canaliser ses émotions. Il ne tient alors qu'à nous de faciliter cette rencontre.

Comment ? En adoptant les bonnes attitudes. En voici quelques-unes :

  • Se renseigner avant de partir : localiser les zones de pâturage auprès des offices de tourisme ou de la Maison de la Montagne pour les éviter au maximum si possible.
  • Garder ses distances et, si possible, contourner le troupeau au large.
  • Rester calme, ne pas crier, ne pas courir. Montrer ses yeux en enlevant ses lunettes de soleil.
  • Adopter une posture neutre, ni fuyante ni menaçante.
  • Si le chien s'approche : planter son bâton devant soi (car si le chien attaque, il mordra le bâton en premier), reculer lentement sans tourner le dos, puis contourner à bonne distance ou rebrousser chemin, toujours calmement. Il faut savoir qu'il est extrêmement rare qu'un patou « attaque » de face.
  • À vélo : descendre dès qu'on aperçoit un troupeau, car un vélo en mouvement peut être perçu comme une menace.
  • Ne jamais caresser, nourrir, ou brandir un bâton ou un spray contre le chien.
  • Avec un chien de compagnie : mieux vaut éviter de l'emmener.

Et pour tout ça, on peut aussi compter sur La Pastorale Pyrénéenne (voir notre reportage audio ici). Cette association accompagne les professionnels du pastoralisme sur tout le massif, et milite justement pour une bonne cohabitation entre troupeaux, patous et randonneurs.

Bref, pour des vacances réussies, la recette est simple : un peu de respect, quelques règles de bon sens, et tout se passera bien. Et si les mots ne suffisent pas, une vidéo explicative réalisée par le PNR du massif des Vauges :