Être éleveur dans nos montagnes en 2026
Pour continuer à toucher leurs aides de la Politique Agricole Commune (PAC), les agriculteurs doivent désormais prouver qu'ils disposent d'un droit d'usage sur chaque parcelle déclarée : bail, attestation de propriétaire ou preuve du paiement de fermage. Une mesure qui vire au casse-tête dans nos zones de montagnes. Les éleveurs concernés avaient jusqu'au 20 septembre pour régulariser leur dossier.
À cela s'ajoute un été particulièrement caniculaire et une sécheresse qui a bouleversé le calendrier traditionnel de l'estive. Début août, la commission syndicale des 4 Véziaux d'Aure a demandé aux éleveurs de redescendre leurs troupeaux par anticipation, faute d'herbe suffisante en altitude.
Le 27 août 2026, le ministre de l'Agriculture Annie Genevrard avait réuni l'ensemble des préfets pour dresser un état des lieux précis de la sécheresse, territoire par territoire, filière par filière, en vue d'un plan d'aide massif.
Au-delà de la seule question des alpages, cette sécheresse pose un problème plus large : de nombreux éleveurs doivent déjà entamer leurs réserves de foin, normalement destinée à l'hiver.
Jean-Luc Thevret, chevrier à Soulom, en estive au Cambasque avec son troupeau, est venu dans nos studios pour nous donner son avis sur la situation, sur sa situation d'éleveur passionné.
Dominique Gainza, productrice de fromage de chèvre et de brebis à Arrens-Marsous, nous témoigne également sa réalité.