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Portrait devant un paysage de montagne
10 min FOCUS

Quelle place donner au pastoralisme dans le Parc national des pyrénées ? Eléments de réponse avec le directeur, Franck Bocher.

2026 est l'année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux par l’assemblée générale des nations unies

Le directeur Franck Bocher nous rappelle ce qu’est le Parc national des pyrénée et l’importance des interactions entre l’homme, l’animal et la nature. L’agriculture est un outil intéressant et économique pour « gérer » la nature.


Il rappelle également l'importance de réinvestir la connaissance du pastoralisme auprès des gardiens du Parc

Le touriste aime les paysages ouverts ce qui peut être en contradiction avec le fait que la montagne appartient bien à des propriétaires, des gens y travaillent, y produisent.

Donc le parc fait un effort de médiation sur le terrain pour que les personnes qui partent en montagne rencontrent ces médiateurs en rappelant aussi les dangers et les codes de la montagne. Avoir des gens sur le terrain, ça passe beaucoup mieux. D’ailleurs, des médiateurs il y en a de plus en plus dans la montagne et pas que dans le Parc national des pyrénées. Ils reçoivent, c’est important de le dire, une formation de 15 jours et rencontrent tous les acteurs: chasseurs, éleveurs, acteurs touristiques afin de pouvoir appréhender la compléxité de ce territoire.

En complément, ont été mis en place une cinquantaine d’animations dans les maisons du parc, des conférences, des ciné débats documentaires sur le terrain des sorties pour aller voir des éleveurs dans les Cabanes.

Par rapport aux tirs d’effarouchement. Alors que une consultation publique avait lieu jusqu’au 29 juin dernier, j’ai demandé à Franck Bocher, ce qu’il pensait de ce projet d’arrêté du ministère de la transition écologique qui propose d’élargir les tirs d’effarouchement des ours des pyrénées (une mesure qui est déjà autorisé pour l’office Français de la biodiversité depuis 2019) à des nouveaux intervenants (éleveurs, bergers, groupements pastoraux, gestionnaire d’estive). Voici la réponse de Franck Bocher.