Les artistes du Festival Pyrénéen de l'Image Nature : ces sentinelles du vivant
Lors de la 12e édition du Festival Pyrénéen de l’Image Nature, qui s'est tenue du 25 au 27 septembre 2026 à Cauterets, nous avons discuté avec celles et ceux qui font vivre cet événement, ou plutôt qui le vivent de l’intérieur : photographes, illustratrice, représentant de l’Office Français de la Biodiversité, ces artistes du vivant et surtout de l’avenir de leur métier.
Que nous apprennent leurs images et leurs témoignages sur l’état de la biodiversité pyrénéenne et mondiale ? Comment protéger ce qu’on photographie quand on le dérange en allant à sa rencontre ? Et comment un festival change vraiment notre regard sur le monde ?
1. Pourquoi faire ce métier ?
Vivre de l’image de la nature n’a rien d’évident. Temps d’attente, matériel, déplacements, revenus incertains : pourquoi choisir cette voie et qu’est-ce qui la rend nécessaire ?
Benoît Rondelet, photographe spécialisé dans les grands singes, chirurgien thoracique au CHU de Namur, présente cette année l’exposition Héritage.
Lucile Gosa (Lulu’Stration), illustratrice naturaliste, biologiste de formation, peint la faune et la flore à l’aquarelle, à l’acrylique et au graphite, avec une exigence de fidélité scientifique.
2. Photographier la nature sans la déranger : le paradoxe
Pour montrer le vivant, il faut aller à sa rencontre et on risque alors de le perturber. Comment concilier cette démarche avec la protection des milieux et des espèces ?
Adrien Lesaffre, photographe animalier, travaille sur des espèces menacées, notamment le loup d’Éthiopie, en lien avec Ethiopian Wolf Conservation Programme (EWCP), le programme de conservation qui le protège.
Cédric Bayeux, chef de service à l’Office Français de la Biodiversité (OFB), est chargé de la connaissance, de la protection et de la restauration de la biodiversité, ainsi que de la police de l’environnement.
3. L’urgence : ce que montrent les images
Sécheresse, canicule, incendies : cet été a marqué les massifs pyrénéens. Que racontent, concrètement, les images présentées au festival sur l’état du vivant ?
Maxime Daviron, photographe, membre de la galerie Pyrénéos à Bagnères-de-Bigorre, spécialiste des conditions climatiques extrêmes, a photographié cet été les incendies qui ont touché plusieurs massifs pyrénéens.
Jean-François Graffand, photographe, membre de la galerie Pyrénéos et spécialiste du paysage nocturne, s’est installé à Bagnères pour la qualité de ses ciels étoilés, encore peu touchés par la pollution lumineuse.
4. Ce qui les rassemble
Photographes, illustratrice, agent de l’État : leurs pratiques sont très différentes. Qu’est-ce qui les réunit au festival ?
Ambre de l’Alpe est également photographe et cofondatrice de la galerie Pyrénéos.
5. Reste-t-il de l’espoir pour le monde vivant ?
Malgré les menaces, reste-t-il encore de l'espoir ?