Forêt bien commun : la bataille se déplace vers les conseils municipaux
Porté par l'entreprise Elyse Energy, le projet E-CHO prévoit la construction de trois sites industriels sur le bassin de Lacq (dans les Pyrénées-Atlantiques) : une unité de production d'hydrogène, une unité d'e-méthanol pour le transport maritime, et une unité d'e-biokérosène pour l'aviation. Un projet à 2 milliards d'euros, qui nécessiterait jusqu'à 500 000 tonnes de bois par an, prélevées dans un rayon de 400 km autour de Lacq.
Le 7 juillet dernier, le préfet des Pyrénées-Atlantiques a annoncé le classement du projet parmi les "projets d'intérêt national majeur", une décision qui accélère les procédures administratives et suscite de nouvelles critiques de la part des associations opposées au projet.
Face à cela, le collectif Forêt Bien Commun, qui réunit des citoyens du Béarn, des Landes et du Pays-Basque, mise sur un levier local : pousser les mairies concernées par l'approvisionnement en bois à se positionner officiellement en conseil municipal et à rendre public leurs délibérations.
Didier Tousis, porte-parole du collectif, revient sur le projet, ses conséquences pour les forêts locales, et la stratégie de mobilisation choisie face à un projet désormais accéléré par l’État.
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